Les 5 conseils gagnants pour aider son enfant à la maison

Publié le 07/10/2014 à 08:19

La Dépêche du Midi

Éducation

 

 

 

  

 «La plupart des enfants qui réussissent sont aidés par leurs parents», dit Louis Musso./Photo DDM illustration, X. de Fenoyl

Comment faire face aux difficultés de son enfant ? Un sophrologue toulousain vous donne les clés pour sortir de difficultés ponctuelles, voire de l'échec scolaire.

Louis Musso s'en rend compte tous les jours dans son cabinet de sophrologie et dans les lycées toulousains où il intervient : la plupart des enfants qui réussissent à l'école sont aidés par leurs parents. Voici cinq clés (1) pour aider son enfant à travailler à la maison.

Instaurez un climat calme et serein. «Vous devez faire en sorte que votre enfant éprouve du plaisir à faire ses devoirs. À la fin de sa journée d'école, ne lui demandez pas seulement ses notes, mais comment la journée s'est passée avec ses copains, ou avec ses professeurs. Avant de l'aider, faites le point avec vous-même, et évitez de projeter vos angoisses et vos peurs de l'échec sur votre enfant. Êtes-vous calme et prêt à aider votre enfant avec sérénité et confiance ?»

Ne projetez pas vos désirs sur votre enfant. «Des parents qui ont été en échec vont vouloir absolument que leur enfant fasse mieux. À l'inverse, des parents qui ont été brillants ne vont pas accepter les difficultés de leur enfant. Tout enfant peut réussir. Ce n'est pas une question d'intelligence, mais de gestion des émotions. Si un enfant s'entend dire qu'il n'y arrivera pas, il va le croire.»

Donnez de l'autonomie à votre enfant. «Quand vous l'aidez, laissez-le expérimenter et trouver ses propres solutions. S'il se trompe, ce n'est pas grave. Donnez-lui l'occasion d'être responsable de son travail. Dites-lui, par exemple, que vous allez le laisser travailler seul. Expliquez-lui que vous ne l'abandonnez pas. Quand vous venez vérifier son travail, insistez sur ce qu'il a réussi. S'il s'est trompé, ce n'est pas grave. Calmement, expliquez-lui pourquoi et où il s'est trompé.»

Donnez-lui des buts à court terme. «Procédez par des suggestions : «Tu as eu 10 en maths. En travaillant un peu plus, penses-tu que tu pourrais obtenir 1 ou 2 points de plus ? Si tu es d'accord, nous sommes prêts à t'aider». Ces buts doivent être atteignables, concrets et réalistes.»

Ne jugez pas votre enfant, mais ses actes. «Quand un enfant se trompe, il ne faut pas lui dire qu'il est mauvais, qu'il est nul. Il vaut mieux dire que ce n'est pas grave, qu'en réfléchissant, il va trouver. Quand un enfant a un comportement insupportable, il faut éviter de dire : «Tu nous fatigues, tu es méchant !». Il vaut mieux dire : «Ton attitude n'est pas acceptable, nous te demandons de modifier ton comportement immédiatement». En exprimant votre opinion sur l'acte commis pas l'enfant, vous évitez de le juger. C'est moins culpabilisant et angoissant pour lui.»

(1) à retrouver dans «Sortir de l'échec scolaire», éd. Grancher, 254 p., 22 €


Le chiffre : 21%

des élèves >déclarent aimer l'école. 25 % d'entre eux ont mal au ventre ou à la tête une fois par semaine.


À l'école des parents, des solutions concrètes

Pour aider les parents face aux difficultés de leurs enfants, Louis Musso, sophrologue, a édité «Sortir de l'échec scolaire», un livre pratique où il donne de multiples conseils aux parents, notamment sur la gestion des devoirs à la maison. Depuis le printemps 2014, il anime une «École des parents», au sein de la Confédération syndicale des familles (CSF), pour aider les parents à faire travailler leur enfant après la classe. Relations avec les enseignants, difficultés de concentration, problèmes de confiance en soi : tous les thèmes sont abordés, à raison d'une séance de deux heures toutes les deux semaines. Contact csf.sectionmirail@gmail.com

«Les élèves français sont les champions de la page blanche. Ils préfèrent ne rien écrire par peur de dire une bêtise»

Louis Musso, sophrologue, intervenant en lycée

Bienvenue sur le site de Louis Musso, auteur, sophrologue caycédien.